Malgré la hausse des taux, voici comment obtenir un crédit immobilier avantageux dès maintenant

Frédérique Moles
Par Frédérique Moles - Mis à jour le 01/07/2026
2 min de lecture
Signature d'un contrat d'assurance emprunteur

Les taux immobiliers ont progressé depuis le début de l'année 2026, et pourtant la production de crédits reste dynamique. Elle est même en progression depuis janvier, et se révèle plus élevée qu'il y a un an. Ce paradoxe s'explique simplement : les emprunteurs qui préparent sérieusement leur dossier continuent d'obtenir des financements avantageux. Voici comment faire partie de ceux-là.

Comprendre le contexte pour mieux agir

Les taux de crédit immobilier s'orientent légèrement à la hausse, marquant un retournement après plusieurs mois de baisse. Cette évolution reste toutefois contenue, avec des niveaux qui demeurent globalement attractifs pour les emprunteurs. Concrètement, les taux sur 20 ans s'établissent à 3,11 % au niveau national. Un chiffre à mettre en perspective : au pic d'octobre 2023, le taux moyen avait atteint 4,52 %, avant de redescendre à 3,60 % en octobre 2024. Le chemin parcouru à la baisse reste donc réel.

Historiquement, une posture attentiste, comme reporter son projet d'achat de quelques années, a rarement été une stratégie efficace. Si les taux fluctuent, les prix de l'immobilier, eux, baissent rarement. Des taux légèrement supérieurs peuvent donc être compensés dans la durée par un prix d'achat au m² plus bas aujourd'hui. Sécuriser son financement maintenant, c'est aussi se protéger d'une éventuelle remontée supplémentaire.

Trois leviers concrets pour obtenir un meilleur taux

L'apport personnel reste le signal le plus puissant envoyé à la banque. En 2026, l'apport personnel n'est plus un simple bonus : c'est souvent le ticket d'entrée pour être pris au sérieux. Les banques veulent voir que l'emprunteur sait épargner, absorber les frais et garder une marge de sécurité. Viser au moins 15 à 20 % d'apport semble judicieux pour accéder aux barèmes les plus compétitifs.

Deuxième levier : l'assurance emprunteur. En 2026, l'assurance emprunteur peut représenter une part massive du coût total, parfois jusqu'à un tiers de la facture globale. Depuis la loi Lemoine, il est possible de changer d'assurance à tout moment, sans frais, si les garanties restent équivalentes. Pour un jeune emprunteur non fumeur, une assurance externe peut coûter deux à trois fois moins cher qu'un contrat groupe bancaire. Sur un prêt de 250 000 €, l'économie peut dépasser 10 000 €.

Troisième levier : la comparaison des offres. Deux emprunteurs avec le même salaire peuvent obtenir des offres très différentes. Un écart de 0,20 point paraît presque anodin sur une offre bancaire. Pourtant, sur 20 ou 25 ans, il peut coûter plusieurs milliers d'euros. Ne consulter qu'un seul établissement, c'est prendre le risque de laisser plusieurs milliers d'euros sur la table.

Un dossier bien préparé fait toute la différence

Les banques appliquent aujourd'hui des critères précis. Le critère numéro un reste le taux d'endettement, limité à 35 % des revenus nets du ménage, assurance emprunteur comprise. Ce taux englobe toutes les mensualités, qu'il s'agisse de crédits immobiliers, à la consommation ou auto, rapportés aux revenus réguliers. Réduire ses engagements en cours avant de déposer sa demande améliore donc significativement la lecture du dossier.

Le bien financé lui-même n'est pas en reste. Les banques préfèrent les logements avec une bonne performance énergétique (DPE A, B ou C). Depuis 2023-2024, les passoires thermiques (classe F ou G) sont plus difficiles à financer. Si le projet concerne un tel bien, intégrer un budget travaux d'amélioration énergétique dans le montage renforce la faisabilité du dossier. Un dossier qui anticipe les questions de la banque est un dossier qui avance plus vite.

La hausse des taux n'efface pas les opportunités : elle les déplace. Elles se trouvent désormais dans la qualité de la préparation, le choix de l'assurance et la mise en concurrence des établissements. Tout projet immobilier mérite cette attention, qui se traduit directement en économies concrètes sur la durée de l'emprunt.

Frédérique Moles
Par Frédérique Moles, Chef de projet marketing digital
Mis à jour le 01/07/2026 à 00:05
Frédérique a commencé sa carrière en 2011, se spécialisant dans le marketing pour le secteur immobilier. Au fil des années, elle a acquis une solide expérience et des connaissances approfondies dans ce domaine. En 2017, elle a rejoint CAFPI, élargissant son champ d’expertise pour inclure le crédit immobilier et l’assurance emprunteur. Sa contribution significative à ces domaines est démontrée par ses nombreux écrits sur ces sujets sur le site www.cafpi.fr. Actuellement, elle est en charge des activités digitales sur le site CAFPI, où elle continue de faire preuve de son expertise et de son engagement pour rendre accessible le monde parfois complexe du crédit immobilier et de l’assurance emprunteur. > Linkedin
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