Avec la hausse continue des taux d’intérêt fixes ces derniers mois et avec la moitié des candidats à l’achat n’arrivant pas à obtenir leur crédit, la question du prêt immobilier à taux variable revient sur toutes les lèvres. 
Est-ce la solution pour décrocher un crédit ?
Eléments de réponse.

La forte hausse des taux d’intérêt fixes

Depuis la guerre en Ukraine, le marché monétaire mondial est déréglé.
Côté immobilier, cela signifie une remontée très nette des taux.
Tout l’été, les taux d’intérêt ont subi une hausse continue face au relèvement du principal taux directeur de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Si actuellement le taux fixe sur la durée classique de remboursement de 20 ans est proche de 2% (hors assurance-emprunteur), l’enjeu est que le TAEG ne dépasse pas le taux de l’usure, actuellement fixé à 2.60%. Le taux d’usure c’est le taux maximal auquel une banque peut prêter. Or au taux fixe s’ajoutent les frais de dossiers, les frais d’assurance…Ils vont composer ce qu’on appelle le TAEG et obliger la banque à ne pas accorder le crédit s’il est supérieur à 2.60%.

Le crédit à taux variable : une alternative marginale en passe de devenir une tendance pour contourner le taux d’usure ?

Autrefois alternative marginale, le crédit à taux variable est en passe de devenir une tendance si les taux poursuivent leur progression en 2023.

Très peu répandus en France, les prêts à taux variables ont le désavantage de ne pas indiquer le coût du crédit au moment de la signature de l’offre de prêt (contrairement au prêt à taux fixe avec lequel on connaît le coût total) ce qui permet d’avoir une vision complète du montant. Aujourd’hui, le taux de départ est généralement autour de 1,40% puis il subit une ou plusieurs augmentations au cours du crédit en fonction des conditions du marché. La plupart des taux variables sont capés, c’est-à-dire qu’ils sont plafonnés entre 1 et 2%.

Avec la situation actuelle liée au taux d’usure, le taux révisable revient en force. Il permet d’accéder plus facilement à un prêt immobilier. Pourquoi ? Le taux révisable est plus bas que le taux fixe en début de prêt, ce qui permet de passer en dessous du taux d’usure et d’obtenir l’acceptation de votre prêt.

Le prêt à taux variable, oui, mais avec précaution

Le prêt à taux variable vous semble être une solution correspondant à vos besoins ?
Voici nos conseils pour éviter les mauvaises surprises :

  • Optez tout d’abord pour un crédit à taux variable capé à +1 ou -1 : cette limite du taux vous protégera, empêchant le taux de dépasser un certain pourcentage même si le taux du marché augmente davantage.
  • Sinon, tournez-vous vers un taux mixte pour votre prêt : celui-ci combine la sécurité de l'emprunt à taux fixe et l’attractivité du prêt à taux variable.

Un taux fixe est ainsi appliqué durant les premières années du crédit (durant 3, 5 ou 10 ans), puis un taux variable capé les dernières années.
Quand on sait que les primo-accédants revendent généralement leur résidence principale sous 7 à 10 ans, cette solution peut s’avérer très intéressante. L'emprunteur profite ainsi du faible taux d’abord, et revend son bien avant que le taux soit révisé.
Cette solution hybride est particulièrement sécurisante et avantageuse.

Maitane Beraza
Par Maitane Beraza le 15/09/2022
Mis à jour le 15/09/2022
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