Evaluez votre capacité d'emprunt

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Les simulations sont effectuées par défaut avec les taux les plus bas tels que constatés au niveau national chez nos partenaires bancaires. Taux hors-assurance, mis à jour au 01/06/2026.

1. le taux moyen constaté : Chaque semaine, nous sélectionnons l'ensemble des offres de financement obtenues à taux fixe émises par nos banques partenaires à des clients CAFPI ayant fait une demande de prêt immobilier, sur une durée donnée et un montant de prêt minimum de 80 000 euros, afin de calculer le taux moyen obtenu (hors assurance). Ce taux est mis à jour en fin de semaine sur la base des 15 derniers jours. Taux hors assurances.

2. Taux d'assurance : Par défaut, le taux d'assurance est à 0,36 %. Ce taux est considéré comme un taux moyen dans les banques, pour une assurance de groupe. Il peut varier en fonction

  • des garanties et options souscrites,
  • de l’âge atteint par l’Assuré, calculé par différence de millésimes ou date anniversaire,
  • du montant du capital restant dû à l'Organisme prêteur multiplié par la quotité,
  • des risques déclarés.

3. Important : Cette simulation a un caractère indicatif, sans valeur contractuelle. Pour en savoir plus et bénéficier d'une simulation complète et personnalisée, déposez votre demande ou prenez rendez-vous avec un conseiller CAFPI.

UN CRÉDIT VOUS ENGAGE ET DOIT ÊTRE REMBOURSÉ.
VÉRIFIEZ VOS CAPACITÉS DE REMBOURSEMENT AVANT DE VOUS ENGAGER.

Ces résultats sont donnés à titre d'information. Ils sont calculés sur la base d'hypothèses simples et variables en fonction des données que vous saisissez et ne constituent ni une offre de crédit, ni acceptation de votre dossier par nos partenaires bancaires. Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier, avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent. Pour tout prêt immobilier, l'emprunteur dispose d'un délai de réflexion de 10 jours ; l'achat est subordonné à l'obtention du prêt, s'il n'est pas obtenu, le vendeur doit rembourser les sommes versées.

L'essentiel à retenir
  • La capacité d’emprunt est la somme maximale que la banque peut octroyer à un emprunteur. Le montant accordé variera selon son profil. 
  • Le calcul de la capacité d’emprunt se fait en déduisant les charges de l’emprunteur de ses revenus et en multipliant le résultat par 35 %. 
  • Les 35 % correspondent aux taux d’endettement maximum fixé par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF). 
  • Au-delà des 35 % de taux d’endettement, l’emprunteur risque de ne pas pouvoir rembourser le prêt et de ne pas avoir suffisamment de reste à vivre pour assumer ses charges fixes. 
  • En vous servant du simulateur de prêt immobilier de CAFPI, vous déterminerez votre capacité d’emprunt et obtiendrez des informations sur vos mensualités, le montant du prêt immobilier, le taux ainsi que le coût total du crédit. 
  • Pour augmenter votre capacité d’emprunt, vous pouvez tenter de réduire vos charges, d’augmenter votre apport, de rallonger votre prêt ou d’optimiser votre assurance emprunteur.
  • La simulation de crédit immobilier faite via l’outil mis à votre disposition est une estimation. Pour avoir des précisions sur le prêt immobilier que vous pouvez demander à la banque, une analyse approfondie de votre dossier par les courtiers CAFPI est requise. 
  • Les banques proposent différents types de prêts immobiliers : prêt amortissable, prêt in fine, prêt lissé, prêt relais, prêt hypothécaire. Ils ont chacun leurs lots d’avantages et répondent à leur propre système de fonctionnement (taux, remboursement, durée, etc.). 
  • L'État propose également des prêts aidés avec des conditions avantageuses comme la suppression des taux d’intérêt ou leur plafonnement : prêt à taux zéro (PTZ), prêt d’accession sociale (PAS), prêt conventionné (PC), prêt épargne logement (PEL). 
  • Les prêts réglementés comme le PTZ et le PAS sont destinés aux emprunteurs aux revenus modestes ; contrairement au PC qui est délivré sans condition de ressources. 
  • Outre la simulation de capacité d’emprunt, CAFPI vous donne la possibilité d’affiner et de personnaliser encore plus votre estimation en vous servant du simulateur prêt à taux zéro. 
  • D’autres organismes que les banques proposent également des prêts immobiliers complémentaires.

Comment calculer ma capacité d’emprunt ?

La capacité d’emprunt correspond au montant maximum que vous pouvez emprunter sur une période donnée en fonction de vos revenus financiers et de vos charges. En d’autres termes, c’est l’aptitude d’un emprunteur à faire face aux échéances d’un crédit immobilier.

Avant de vous lancer dans l’achat d’un bien immobilier, vous devez impérativement faire le point sur votre besoin en financement et, plus particulièrement, sur votre capacité d’emprunt. Cela vous permettra d’envisager votre future demande de prêt sereinement, avec toutes les cartes en main. 

En connaissant votre capacité d’emprunt, vous pouvez à la fois déterminer le montant maximum qu’il vous sera possible de rembourser ainsi que la durée de remboursement la plus courte que vous pouvez envisager pour votre crédit, sans oublier le reste à vivre dont vous disposerez pour supporter les dépenses quotidiennes. C’est donc une étape indispensable pour optimiser votre crédit immobilier.

Les facteurs qui influencent la capacité d’emprunt

Votre capacité d'emprunt est déterminée en fonction de différents critères liés à votre profil, vos finances et votre projet :

votre capacité d'endettement (en France, le taux d’endettement maximal est de 35 % de vos revenus) ;

  • le montant de votre apport personnel ;
  • le type de prêt souhaité (taux fixe ou taux révisable notamment) ;
  • le montant des mensualités que vous souhaitez rembourser ;
  • votre reste à vivre ;
  • la durée d'emprunt de votre prêt immobilier ;
  • votre âge à la souscription du prêt immobilier.

Ainsi, la formule de calcul de sa capacité d’emprunt peut s’écrire :
capacité d’emprunt = (revenus - charges) * 35 %

Infographie : calcul simplifié de la capacité d’emprunt et principaux critères à considérer.
Bon à savoir

Le taux d’endettement maximum est fixé par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) périodiquement, sur la base des pratiques bancaires.
Toutefois, les établissements de crédit ont actuellement la possibilité de déroger à ces règles dans 20 % de leurs dossiers de financement. Il faut donc être prêt à négocier pour bénéficier d’une plus grande marge de manœuvre ! 
C’est pourquoi il est très important de monter un dossier complet et de se faire accompagner par un courtier pour convaincre une banque de vous accorder le prêt immobilier dont vous avez besoin.

Comment connaître mon taux d’endettement ?

Le taux d’endettement est un facteur majeur dans le calcul de votre capacité d’emprunt, puisqu’il permet de déterminer quelle somme vous pouvez rembourser chaque mois en fonction de vos charges et de vos revenus mensuels. Il est couramment admis que le taux d’endettement ne doit pas dépasser 1/3 des revenus nets annuels (et c’est même désormais légèrement supérieur avec un taux d’endettement maximal de 35 %). Au-delà, le risque de défaut de remboursement est considéré comme trop important par les banques.

Le taux d’endettement est calculé en prenant en compte vos revenus fixes suivants :

  • salaires nets ;
  • primes contractuelles : par exemple un 13ème mois ;
  • pensions alimentaires, pensions de retraites et d’invalidité perçues ;
  • revenus professionnels non salariés : pour les professions libérales, les agriculteurs, commerçants, etc.

Ainsi que les charges suivantes : 

  • mensualités de crédits en cours (prêts immobiliers, prêts à la consommation, crédits renouvelables, locations avec option d’achat) ;
  • pensions alimentaires versées ;
  • loyer en cours (dans le cas où l’emprunteur est locataire et n’achète pas sa future résidence principale).

Selon l’établissement prêteur, d’autres sources de revenus peuvent être incluses dans le calcul de ce taux : allocations familiales, commissions, allocations logement, revenus fonciers, etc. La prise en compte de ces sommes est à la discrétion de la banque chez qui le crédit sera contracté.

Certaines banques appliquent également une décote sur certains revenus.
Un courtier immobilier vous aidera à faire le point sur votre situation et celle de votre co-emprunteur pour calculer votre capacité d’emprunt et votre taux d’endettement.

Bon à savoir

Si vous avez des revenus très confortables, le taux d’endettement peut dépasser le seuil des 35 %. À l’inverse, si vos revenus sont modestes, votre capacité d’endettement peut ne pas dépasser les 30 %.
Il n’y a donc pas de règle absolue. Les seuils de taux d’endettement ne sont pas figés et les banques peuvent y déroger selon les situations.

L’importance du reste à vivre

Au-delà du taux d’endettement, qui reste un critère majeur, les banques considèrent le reste à vivre de l’emprunteur, soit la somme qui lui reste chaque mois après avoir remboursé sa mensualité. Dans la plupart des cas, les ⅔ des revenus restants suffisent à supporter les dépenses courantes de l’emprunteur, mais cela peut varier en fonction de sa situation familiale ! 

Le reste à vivre doit vous permettre d’assumer toutes les charges fixes : dépenses d’électricité et de chauffage, d’habillement et de nourriture, d’assurance, de scolarité, de téléphonie, d’équipements, de loisirs, de culture, etc.

Il est difficile de calculer le reste à vivre minimal, mais on considère que le reste à vivre d’une personne seule doit être supérieur à 800 ou 1000 € par mois, tandis que celui d’un couple sans enfant peut osciller entre 1200 et 1500 € par mois (soit entre 600 et 750 € par personne). Ensuite, il faut compter environ 400 € par enfant, qui porte le reste à vivre d’une famille de 3 à environ 1 700 €. C’est une estimation qu’il convient de pondérer selon la situation personnelle et financière de chacun.

Un couple sans enfants qui dispose des mêmes revenus qu’un couple avec enfants aura ainsi une capacité d’emprunt supérieure, de même qu’un parent isolé devra justifier de revenus supérieurs qu’une personne seule pour un même prêt.

Le reste à vivre peut donc avoir une influence positive ou négative sur une capacité d’emprunt : soit il est insuffisant et oblige à revoir ses mensualités à la baisse, soit il est largement supérieur au minimum requis et peut aider à négocier un taux d’endettement supérieur à 35 %.

Comment estimer ma capacité d’emprunt ?

Grâce à notre simulateur en ligne de capacité d'emprunt, il est très simple de savoir combien on peut emprunter. Encore faut-il le remplir correctement. Voici les éléments pris en compte lors du calcul de vos possibilités d’emprunt maximales.

Les revenus de l’emprunteur

Infographie : les revenus de l'emprunteur pris en compte pour calculer la capacité d'emprunt d'un ménage.

L’emprunteur doit retenir tous ses revenus réguliers et plus précisément : 

  • les salaires, 
  • les revenus fonciers, 
  • les pensions de retraite, les allocations familiales et les pensions alimentaires perçues.

Les revenus de remplacement comme les allocations adultes handicapés entrent en général dans le calcul. Des revenus financiers comme une rente d’assurance-vie sont également intégrés.

Les chefs d’entreprise, les professions libérales, les commerçants et les artisans ne bénéficient pas de salaire chaque mois et pas toujours d’une rémunération égale. Dans ce cas, il convient de prendre le résultat annuel de l’entreprise et d’estimer une moyenne mensuelle pour exploiter notre simulateur en ligne de capacité d’emprunt.

En général, on retient le montant net avant impôt pour tous les revenus.

Les revenus du co-emprunteur

Emprunter à deux est une bonne idée puisque vous additionnez les revenus. La banque demandera un justificatif de la relation entre les co-emprunteurs (Mariage, PACS, concubinage, etc.).

Les revenus du co-emprunteur sont ensuite pris en compte de la même manière que pour l’emprunteur.

Le montant de l’apport personnel

L’apport personnel est constitué des produits d’épargne accumulés par les emprunteurs, mais aussi de placements disponibles, de donations familiales, d’épargne salariale, bref, de toutes les liquidités disponibles pour financer l’achat immobilier. La prudence impose de conserver une petite partie d’épargne en cas de coup dur ou d’envie soudaine : on parle alors d’épargne résiduelle.

Bon à savoir

De manière générale, il convient de conserver une épargne résiduelle qui correspond, selon les banques, à 1 à 3 mois de salaire ou  3 à 6 mois de mensualités. Le plus souvent, cela correspond à une somme comprise entre 5 et 10 000 € par emprunteur.

Un Plan d’Épargne Logement (PEL) créé de longues années auparavant peut tout à fait servir d’apport personnel. Les pièces justificatives sont demandées par les banques au moment de la constitution du dossier de demande de prêt. Toutefois, le montant suffit pour le calcul de la capacité d’emprunt en ligne.

Les charges du foyer

Toutes les charges du foyer ne sont pas prises en compte pour calculer les possibilités maximales de prêt : certaines charges entrent dans le reste à vivre.

Pour une simulation de capacité d’emprunt, on retient les mensualités des crédits immobiliers ou des crédits à la consommation en cours de remboursement. Si le crédit arrive à son terme dans moins de 12 mois, très souvent, la banque ne le prend pas en compte pour calculer l’endettement.

Ainsi, le prêteur s’attache aux charges d’emprunt et aux charges contraintes telles que des pensions alimentaires ou des rentes à verser chaque mois, ainsi que les impôts.

Dans les charges, il ne faut pas oublier de compter les loyers dus après l’opération d’achat immobilier. Par exemple, si l’appartement n’est disponible que dans 6 mois ou si vous achetez un bien occupé encore pendant un an.

Exemple

En tant que salarié dans le privé, vous percevez un salaire net de 2 200 euros chaque mois tandis que votre conjoint, fonctionnaire, touche 1 800 euros. Vous remboursez un crédit auto à hauteur de 200 euros chaque mois pendant encore 48 mois et un prêt personnel avec une mensualité de 300 euros. Votre capacité d’emprunt s’élève à 3 500 * 35 % soit 1 225 euros.
C’est le montant de la mensualité que la banque acceptera et qui vous laissera un reste à vivre raisonnable.

Combien puis-je emprunter pour un prêt immobilier ?

Pour savoir combien vous pouvez emprunter pour un prêt immobilier, il est nécessaire de pouvoir répondre aux questions ci-dessous :

  • À combien s’élève votre apport personnel ?
  • Prévoyez-vous d’acheter un bien ancien ou neuf ?
  • Avez-vous droit à un prêt aidé type PTZ ?
  • Souhaitez-vous acheter pour faire un investissement locatif ?
  • À quel taux pouvez-vous emprunter ?

L’ensemble des réponses à ces interrogations, associé à l’utilisation d’un simulateur de prêt immobilier, vous permettra de connaître la somme à emprunter pour votre crédit.

Nos calculatrices vous permettent de faire une simulation au meilleur taux, de vous informer sur le taux moyen pratiqué dans votre région et ainsi obtenir une simulation personnalisée de votre prêt immobilier.

Vous pourrez, suite aux différentes simulations effectuées avec nos calculatrices, faire appel à un de nos courtiers en prêt immobilier qui vous apportera tous les conseils nécessaires quant au choix de la solution de financement convenant le mieux à votre profil d'emprunteur ainsi qu'à la nature de votre projet immobilier.

Exemples de calcul de la capacité d'emprunt

Afin de mieux visualiser l’impact du taux d’intérêt et de la durée sur le montant à emprunter, nous vous proposons deux exemples.
Ces résultats sont donnés à titre indicatif.

Prenons un seul emprunteur avec un salaire mensuel de 2 200 euros, sans charge ni apport.

Durée du prêtCapacité d'empruntTaux d'intérêtSalaire mensuel
1077 017 €3,09 %2 200 €
15105 444 €3,20 %2 200 €
20127 630 €3,37 %2 200 €
25145 406 €3,48 %2 200 €

Une autre simulation de deux emprunteurs avec un salaire mensuel global de 5 000 euros, sans charge ni apport.

Durée du prêtCapacité d'empruntTaux d'intérêtSalaire mensuel
10175 040 €3,09 %5 000 €
15239 646 €3,20 %5 000 €
20290 070 €3,37 %5 000 €
25330 468 €3,48 %5 000 €

Quel montant de prêt peut-on obtenir en fonction du salaire ?

Connaître le montant du crédit que vous êtes susceptible d’emprunter en fonction de votre salaire permet de vous projeter plus facilement dans votre achat immobilier. En ayant une donnée fiable, votre projet devient plus réel ! Pour vous aider à évaluer votre capacité d’emprunt maximale en fonction de vos revenus, nous vous avons préparé différents guides : 

Bien entendu, les montants évoqués dans ces différents articles sont purement indicatifs. Comme évoqué plus haut, votre capacité d’emprunt ne dépend pas uniquement de vos revenus, mais de nombreux facteurs inhérents à votre profil et votre projet. De même, toutes les banques n’utilisent pas les mêmes grilles, et peuvent accorder plus ou moins d’importance à un critère ou un autre. 

Un courtier immobilier pourra vous aider à trouver la banque la plus susceptible de vous financer en fonction de ses grilles et de sa politique commerciale.

Comment les banques évaluent-elles la capacité d’emprunt d’un emprunteur ?

Au-delà du taux d’endettement ou du reste à vivre, les banques évaluent la capacité d’emprunt d’un emprunteur en étudiant de nombreux critères.

Une étude approfondie de la nature des revenus

Par prudence, certaines banques refusent de faire entrer dans le calcul les revenus jugés trop aléatoires tels que des primes ou des participations aux bénéfices. En effet, un crédit immobilier se calcule sur un temps relativement long et rien ne prédit que les primes seront reconduites dans 3 ans.

En revanche, si l’emprunteur bénéficie d’une prime annuelle “sûre” comme un 13e mois (défini dans une convention collective ou un accord d’entreprise), il peut ajouter cette prime dans son calcul de capacité d’emprunt.

D’autres revenus subissent une décote de la part des établissements de crédit, c’est le cas des revenus locatifs et des revenus financiers. La décote permet de prendre en compte le risque de ne pas percevoir un loyer pendant 12 mois en cas de changement de locataire.
Ainsi, en général, les banques prennent en compte 70 % des loyers perçus.

Une analyse de la stabilité financière de l’emprunteur

En plus de vos revenus, les banques vont vouloir analyser votre stabilité financière et la gestion de vos comptes bancaires. Même si vous disposez de hauts revenus, elles verront d’un mauvais œil des découverts récurrents ou des saisies, et apprécieront, à l’inverse, de vous voir mettre de l’argent de côté tous les mois. C’est pourquoi les banques demandent généralement les 3 derniers relevés bancaires de l' emprunteur, ainsi que des relevés de ses comptes-épargne, lorsqu’elles étudient une demande de prêt immobilier.

Un taux défini en fonction du risque de non-remboursement

La capacité d’emprunt d’un emprunteur est définie directement par le taux appliqué à son prêt, puisque celui-ci détermine le coût du crédit et la part d’intérêts comprise dans chaque mensualité. Or, le taux est défini en fonction du risque de non-remboursement que représente un emprunteur ! 

Un apport d’à peine 10%, une épargne résiduelle trop limitée, des relevés bancaires inquiétants ou un reste à vivre juste au-dessus du seuil minimal peuvent ainsi avoir une influence négative sur le taux d’intérêt proposé, et donc, sur la capacité d’emprunt. À l’inverse, un emprunteur avec des garanties solides peut se voir proposer un meilleur taux et ainsi voir sa capacité d’emprunt augmenter. 

Comment utiliser la calculette pour connaître ma capacité d’emprunt ?

Notre calculatrice en ligne, totalement gratuite, permet de déterminer la capacité d'emprunt en fonction de vos revenus et de vos dépenses.
Le calcul s’adapte que l’on emprunte seul ou à deux.

Pour bien comprendre à quoi correspondent les variables de notre calculette de la capacité d’emprunt, voici des éléments  :

  • Les revenus correspondent : à votre salaire et primes professionnelles, aux autres sources de revenus (privilégier les sources de revenus fixes comme les revenus fonciers par exemple) ;
  • Le montant de l’apport personnel ;
  • Les dépenses regroupent : le loyer, les éventuels crédits à la consommation et autres emprunts immobiliers, etc ;
  • Il est préférable de bien prendre en compte toutes les autres charges fixes pour estimer si le reste à vivre calculé est raisonnable.
Bon à savoir

La capacité d’emprunt peut être complétée avec un prêt à taux zéro (PTZ) dans certaines conditions. Le courtier en prêt immobilier pourra vous renseigner sur vos droits et comment vous pouvez en bénéficier.

Après validation du formulaire, trois montants seront alors calculés :

  • la mensualité, où il sera possible de visualiser le taux appliqué ;
  • le montant du prêt immobilier.

Le simulateur permet également de connaître la capacité d’acquisition qui correspond au montant d’achat du bien. En effet, au montant du crédit immobilier et de l’apport personnel, plusieurs éléments sont à déduire : 

  • les frais de notaire (différents dans le neuf et dans l’ancien) ;
  • les frais de garantie.
Bon à savoir

Les informations et résultats du calcul de votre capacité d’emprunt pour votre prêt immobilier sont donnés à titre indicatif et ne peuvent en aucun cas constituer un document à caractère contractuel. L’ensemble des éléments financiers devront être analysés par nos courtiers en crédit immobilier pour conforter cette simulation.

Important

Il est judicieux de faire appel à un courtier avant d’entamer toute démarche auprès des banques.

En effet, les courtiers en crédit immobilier bénéficient en moyenne d’une centaine de partenariats avec des établissements bancaires divers, leur permettant ainsi :

  • De vous proposer des offres aux taux les plus intéressants : en contrepartie d’une garantie de volume important, ils négocient des taux de crédit très bas directement avec les directions financières, ce qui leur donne accès à des taux difficiles à offrir par les conseillers.
  • De vous donner des conseils objectifs sur la meilleure offre à choisir : en vous aidant à calculer votre capacité d’emprunt, en étudiant toutes les offres du moment de leurs partenaires, ils pourront trouver celle la plus adaptée à votre profil.

Comment faire augmenter ma capacité d’emprunt ?

Vous avez estimé votre capacité d’emprunt, et vous craignez que cela ne suffise pas à financer votre projet ? Vous pouvez peut-être améliorer votre capacité d’emprunt en effectuant quelques changements.

Rembourser ses crédits en cours

Un des premiers leviers à activer pour augmenter sa capacité d’emprunt est de faire baisser son taux d’endettement. Vous pouvez alors essayer de réduire vos charges au maximum en remboursant vos crédits en cours, en les renégociant ou en les faisant racheter afin de faire baisser vos mensualités. Vous verrez ainsi vos capacités de remboursement augmenter pour votre nouveau crédit immobilier.

Augmenter son apport personnel

L’apport personnel permet surtout d’augmenter la capacité de financement, soit le budget total consacré à l’opération, mais il permet aussi d’augmenter la capacité d’emprunt ! Disposer de plus d’apport permet en effet d’obtenir un meilleur taux, ce qui permet d’emprunter plus.

Allonger la durée de son emprunt

À mensualités égales, augmenter la durée de son emprunt permet d’augmenter sa capacité d’emprunt, dans la limite de 25 ans. À titre d’exemple, une personne qui dispose de 2000 € de revenus peut emprunter environ 110 700 € sur 20 ans et 126 400 € sur 25 ans.

Attention cependant : une durée d’emprunt plus longue implique un taux d’emprunt plus élevé, et donc, un crédit plus cher. Ce n’est pas forcément la meilleure solution.

Optimiser son assurance de prêt

L’assurance de prêt peut représenter entre 15 et 30 % du coût total d’un crédit, ce qui peut peser lourdement sur les mensualités et sur la capacité d’emprunt d’un emprunteur. Il faut alors essayer d’obtenir la meilleure assurance emprunteur possible, en comparant les contrats à l’aide d’un courtier pour obtenir le meilleur taux.

Solliciter un prêt aidé

Selon votre profil, vous avez peut-être accès à un prêt aidé avec un taux préférentiel, voire un Prêt à Taux Zéro, pour financer une partie de votre projet. Cela vous permettrait alors d’augmenter votre capacité d’emprunt en réduisant le coût total de vos crédits. Rendez-vous à la section suivante pour passer en revue les différents prêts aidés disponibles !

Faire appel à un courtier

Un courtier immobilier est le professionnel indiqué pour vous aider à optimiser votre demande de prêt et augmenter votre capacité d’emprunt grâce à la négociation d’un meilleur taux. Suite à votre simulation, demandez à être contacté par un de nos courtiers pour une étude personnalisée ! 

Les prêts immobiliers : les offres à connaître 

Que vous en soyez à votre premier achat immobilier ou à votre seconde acquisition, les courtiers de CAFPI se tiennent toujours à vos côtés pour vous aider à concrétiser votre projet. Nos conseillers vous apporteront toutes les réponses aux questions que vous pourriez vous poser, mais en guise de prémices, déjà quelques informations sur des prêts immobiliers auxquels vous pourriez prétendre. 

Les différents types de prêts immobiliers 

L’organisme financier contacté pourra vous préciser les différents types de crédits auxquels vous êtes éligible. Pour trouver l’offre qui vous correspond, n’hésitez pas à vous en remettre à l’un de nos courtiers qui a accès à notre réseau de plus de 100 partenaires bancaires. 

Le prêt amortissable 

Le prêt amortissable est le type de crédit que vous êtes le plus susceptible de rencontrer. En effet, il est l’un des plus octroyés par les banques du fait qu’il s’adapte à presque tous les projets immobiliers. Dans les grandes lignes, au cours de votre emprunt, vos mensualités rembourseront à la fois une partie du capital emprunté et les intérêts. 

Le prêt In fine 

Le prêt in fine est non amortissable. C’est-à-dire qu’au lieu de payer des mensualités composées d’intérêts et d’une partie du capital emprunté, l’emprunteur remboursera d’abord les intérêts (et l’assurance emprunteur) tous les mois. Le capital n’est restitué qu’à la dernière échéance. Cette solution est plus prisée par ceux qui ont l’assurance d’une stabilité, voire, d’une augmentation de revenus dans les années qui suivent la souscription ; le but étant de reconstituer le capital au fur et à mesure. 

Le prêt lissé 

Le prêt lissé ou prêt à paliers est à contracter pour l’emprunteur qui a plusieurs crédits en cours. Il obtient alors une mensualité unique. Puis, dès que les mensualités d'un crédit se terminent (l'un des prêts est remboursé), celles d’un autre augmentent ; et ce, pour avoir un même montant à régler tous les mois. 

Le prêt relais 

Le prêt relais s’adresse aux propriétaires qui souhaitent d’abord acheter un bien avant de céder celui déjà en leur possession. Il s’agit donc, en quelque sorte, d’obtenir une avance sur le prix de vente du bien. 

Le prêt hypothécaire 

Le prêt hypothécaire est un crédit assuré par la mise en garantie d’un bien immobilier. La banque s’assure ainsi du remboursement du prêt, même si l’emprunteur devait avoir des difficultés à payer ses mensualités. En effet, face à un tel cas de figure, l’organisme financier saisira le bien, le mettra en vente et récupérera le montant du crédit sur le prix du bien.

Bon à savoir

Les exigences d’octroi varient selon les établissements financiers. Pour contracter le crédit aux conditions les plus avantageuses, n’hésitez pas à contacter un courtier de CAFPI.

Les prêts réglementés 

Lorsque vous souhaitez acquérir un bien immobilier, vous pouvez demander à accéder à l’un des prêts d’aide à l’accession mis en place par l’État. 

Le Prêt à Taux Zéro (PTZ) 

Le prêt à taux zéro est un crédit délivré aux ménages aux revenus modestes et intermédiaires pour les aider à acquérir un bien immobilier. De ce fait, son octroi n’est possible que pour des foyers dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. Une autre exigence est que durant les deux dernières années, l’emprunteur n’ait pas été propriétaire de sa résidence principale. 

Notez que les logements doivent également répondre à des conditions spécifiques ; et ce, même s’il est possible d’acheter autant dans le neuf que dans l’ancien. Ainsi, une fois les questions d’éligibilité de l’emprunteur vérifiées, il faudra s’assurer que : 

  • si le logement est ancien, il faudra qu’il se situe dans la zone B2 ou C avec des travaux représentant au moins  25 % du coût total de l’opération. Lesdits travaux devront se porter soit sur l’amélioration (modernisation, assainissement, aménagement de surfaces habitables, etc.) soit pour l’économie d’énergie (pour une consommation énergétique inférieure à 331 kWh/m²) ; 
  • si le bien est neuf, il devra servir de logement principal au plus tard, un an après son acquisition ou la fin des travaux. Si l'installation est prévue pour après la retraite, il faudra tout de même que cela intervienne dans les 6 ans qui suivent l’achat ou la fin de la construction.
Bon à savoir

Le PTZ peut aussi financer l’achat d’un bien sous location-accession ou sous bail solidaire.

Si votre situation et la nature du bien que vous voulez acheter répondent aux exigences, vous pourrez formuler votre demande auprès de l’établissement financier. Ce dernier évaluera votre dossier et est libre, selon ses critères, de vous accorder ou non le crédit. Si votre requête est retenue, vous obtiendrez alors un prêt sans intérêts… Soit un prêt gratuit !

Le remboursement, quant à lui, peut se faire sur une durée de 12, 13 ou 15 ans. A cela, s’ajoute un délai durant lequel vous n’aurez pas à régler de mensualités. Ce différé peut être de 2, 8 ou 10 ans. 

Important

Notez toutefois que le prêt à taux zéro ne peut pas financer la totalité du prix d’achat d’un bien et doit donc être associé à un ou plusieurs autres crédits.

Si cette option vous intéresse, commencez par une simulation de prêt immobilier, en vous servant du simulateur dédié au prêt à taux zéro de CAFPI, puis joignez l’un de nos conseillers pour les détails et pour passer en revue toutes les conditions de délivrance du PTZ. 

Le prêt d'accession sociale (PAS) 

Le prêt d'accession sociale est, comme le PTZ, un prêt immobilier destiné aux personnes dont les revenus sont modestes. Un plafond de revenu est donc aussi à respecter. Le taux d’intérêt du PAS est plafonné ; néanmoins, il est possible pour l’emprunteur de choisir entre le taux fixe, le taux variable ou le taux modulable. Enfin, l’une des exigences pour l’obtention du prêt porte sur son utilisation.

Il doit servir, soit à : 

  • la réalisation de travaux sur un logement d’un montant minimum de 4 000 € (agrandissement, rénovation énergétique, transformation d’un local pour en faire une habitation) ; 
  • l’achat d’un logement ancien et tous les travaux d’amélioration qu’il requiert ; 
  • l’achat d’un terrain suivi de la construction d’un logement ; 
  • l’achat d’un logement neuf. 

Lorsque le prêt d'accession sociale est obtenu, l’emprunteur a généralement entre 5 et 30 ans pour le rembourser. Il est néanmoins possible de raccourcir ou de rallonger ce délai.

Bon à savoir
  • S’il s’agit de travaux, il faudra qu’ils soient achevés, au plus tard, à la date d’échéance du prêt. 
  • Le bien doit servir de résidence principale à l’emprunteur. 
  • Si vous souhaitez obtenir ce prêt, vous aurez à offrir une garantie réelle comme une hypothèque. Néanmoins, cette sûreté est exonérée de taxes de publicité foncière et bénéficie de frais de dossier au montant plafonné ainsi que d’une réduction sur les frais de notaire. 
  • Seuls les établissements ayant passé une convention avec l’État proposent le PAS.

Contrairement au PTZ, le PAS peut couvrir l’entièreté d’un projet immobilier (hormis les frais de notaire, les droits de mutation, les frais de dossier et l’ameublement). Mais si vous le souhaitez, vous pouvez l’associer, entre autres, à un prêt à taux zéro, un prêt d’épargne logement, un prêt Action logement, un éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) ou un prêt relais.
Attention tout de même, car il ne peut pas être complété par un prêt immobilier classique. 

Le prêt conventionné (PC) 

Le prêt conventionné fonctionne en grande partie comme le prêt d’accession sociale (PAS). Le crédit propose un taux d’intérêt plafonné et est délivré par les organismes financiers ayant signé une convention l’État. Achat de bien ou travaux, il faudra tout de même que le bien pour lequel le financement est demandé soit utilisé en tant que résidence principale. Et s’il n’est pas possible de le compléter par un prêt immobilier classique, il est, lui aussi, compatible avec le prêt à taux zéro, l’éco-prêt à taux zéro, le prêt d’épargne logement, le prêt Action logement et le prêt relais. 

La grande différence entre le PAS et le PC est que le prêt conventionné est délivré sans condition de ressources. 

Le prêt épargne logement 

Le prêt épargne logement peut être obtenu via un plan épargne logement (PEL) ou un compte épargne logement (CEL). Dans les deux cas, vous devez ouvrir un compte que vous aurez à alimenter. Et lorsque les conditions s’y prêteront, vous pourrez demander à ce que l’on vous octroie le crédit pour l’achat de votre résidence principale, l’achat d’un terrain pour vous y établir, des travaux de réparation, de surélévation, d’économie énergétique, de ravalement de façade ou toute autre amélioration du logement. 

Le montant que vous pourrez percevoir sera limité : 

  • 92 000 € d’un PEL ; 
  • 23 000 € d’un CEL.
Bon à savoir

L’obtention d’un prêt épargne logement est sujette à plusieurs subtilités, notamment des différences de taux appliqués suivant l’année d’ouverture du plan épargne logement, l’obtention d’une prime d’État ou encore la possibilité d’obtenir un prêt de deux comptes distincts. N’hésitez pas à faire appel à l’un de nos conseillers pour qu’il puisse vous détailler les termes du prêt en rapport avec votre situation.

Les prêts immobiliers complémentaires 

À côté des prêts aidés cités précédemment, vous pouvez également demander un prêt à un organisme autre que la banque : 

  • le prêt Action logement (ex-1 % Logement) ;
  • le prêt des collectivités territoriales ; 
  • le prêt des caisses de retraite complémentaire et des mutuelles ; 
  • le prêt aux fonctionnaires.
Bon à savoir
  • Les prêts immobiliers complémentaires ne peuvent financer qu’une partie d’un projet immobilier. Ce projet ne doit concerner que l’acquisition ou la construction de la résidence principale de l’emprunteur. 
  • Pour avoir les fonds nécessaires pour votre projet, vous devez généralement contracter un crédit principal et/ou d’autres prêts complémentaires.
Marc Pilette
Par Marc Pilette, Directeur marketing
Mis à jour le 01/06/2026 à 08:30
Marc a commencé sa carrière en 2007, se spécialisant dans le secteur bancaire et immobilier. Il a travaillé pour de grands groupes comme la Caisse d’Epargne ou Nexity, apportant son expertise sur ces domaines. Depuis 2017 chez CAFPI, Marc est directeur marketing. Il fait des contributions significatives en rédigeant sur des sujets tels que le crédit immobilier et le rachat de crédits. Au-delà d’apporter une expertise, ses écrits ont pour objectif d’aider nos lecteurs à naviguer dans ces domaines complexes. > Linkedin
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