1 ménage sur 3 envisage de déménager à cause de la chaleur : et votre logement dans tout ça ?
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Pendant longtemps, on choisissait son logement pour son prix, sa surface ou sa proximité avec le travail. Aujourd'hui, un nouveau critère s'est glissé dans l'équation : la capacité du bien à rester habitable quand les températures s'envolent. 81 % des Français déclarent ressentir un inconfort lié aux températures élevées dans leur logement, et 34 % pourraient envisager un déménagement si les périodes de canicule s'intensifient dans les années à venir, selon l'étude « Canicule & Immobilier 2026 » de Leboncoin.
Votre logement est-il vraiment adapté à la chaleur ?
49 % des Français déclarent avoir souffert de la chaleur dans leur logement en 2025, et 48 % des logements, dont le confort d'été est classé « insuffisant », se transforment en véritables « logements-bouilloires » pendant les vagues de chaleur, selon le baromètre du Médiateur de l'énergie. Ce chiffre interpelle, surtout quand on sait que la situation concerne tous les types de biens.
Un logement sur deux est considéré comme une bouilloire thermique. Et même parmi les biens classés A ou B au DPE, un tiers d'entre eux reste exposé à la surchauffe. Bien isolé pour l'hiver ne signifie donc pas confortable en été. Un logement très performant en isolation thermique peut ainsi se transformer en étuve l'été : c'est un paradoxe que beaucoup de propriétaires découvrent trop tard.
Près d'un tiers des répondants (30 %) estiment que leur habitation peut devenir inhabitable en période de fortes chaleurs. Cette perception est encore plus marquée en Île-de-France, où elle concerne 43 % des personnes interrogées, selon l'Observatoire Leroy Merlin réalisé avec l'IFOP en juin 2026 auprès de 6 042 Français. 34 % des répondants franciliens jugent leur habitation inconfortable lors des épisodes de fortes chaleurs, contre 18 % des personnes interrogées en Bretagne.
Déménager ou rénover : quelles pistes concrètes pour votre confort ?
Parmi les personnes interrogées, 7 % envisagent sérieusement de déménager à cause des canicules et 27 % pourraient réfléchir à cette solution si la situation s'aggravait. 51 % des répondants citent la proximité de la famille parmi les obstacles à un déménagement. Le maintien de l'emploi est mentionné par 45 %, l'attachement à la région par 43 % et les contraintes financières par 39 %. Le désir de partir est réel, mais les freins le sont tout autant.
Sans provoquer encore de départs massifs, la recherche de fraîcheur favorise le littoral atlantique, la Bretagne, la Normandie et certains territoires de montagne. Lorsqu'ils imaginent un lieu de vie plus supportable, 42 % des répondants choisissent le littoral tempéré, 27 % la montagne et 18 % le nord de la France. La Bretagne, la Normandie et la façade atlantique figurent parmi les destinations les plus souvent citées. Pour ceux qui envisagent sérieusement ce projet résidentiel, avant de s'engager pour quinze ou vingt ans dans un crédit immobilier, la question de la vivabilité du logement pendant les étés à venir devient un critère de choix à part entière.
Améliorer son logement actuel : la voie accessible à tous
L'essentiel de la réponse devra porter sur les logements existants, en particulier dans les copropriétés, les centres-villes et les quartiers fortement minéralisés. Le Cerema recommande de traiter simultanément le bâtiment et son environnement : protections solaires, ventilation naturelle, ombrage, végétalisation, gestion de l'eau et choix de matériaux limitant l'accumulation de chaleur.
Les mesures les plus souvent citées consistent à fermer volets et fenêtres en journée (63 %), à aérer le logement pendant la nuit (61 %) ou à limiter l'utilisation des appareils produisant de la chaleur (35 %). 63 % des personnes interrogées ont investi dans au moins un équipement ou réalisé des travaux afin d'améliorer le confort d'été. La climatisation (25 %), les travaux d'isolation (21 %) et les protections solaires extérieures (18 %) figurent parmi les solutions les plus fréquemment mentionnées. Ces travaux peuvent aussi valoriser votre bien sur le marché : la fraîcheur pourrait progressivement devenir un nouvel élément de valorisation immobilière, et les territoires offrant un meilleur confort climatique pourraient voir leur attractivité, et potentiellement leurs prix, se renforcer.
Que le projet soit de rénover son logement actuel pour le rendre plus agréable, ou de saisir une opportunité immobilière dans une région plus tempérée, la chaleur est désormais un paramètre à part entière dans les décisions résidentielles. Vérifier la performance thermique d'été d'un bien avant de signer, ou financer des travaux de confort adaptés à sa situation : autant de réflexes qui font toute la différence pour vivre sereinement les étés à venir.
Mis à jour le 14/07/2026 à 00:05