Immobilier balnéaire : les prix résistent mais les écarts entre stations se creusent

Frédérique Moles
Par Frédérique Moles - Mis à jour le 08/07/2026
2 min de lecture
Vue villa au bord de mer

Le littoral français a toujours exercé une attraction puissante sur les acheteurs. Aujourd'hui, le marché balnéaire confirme sa solidité, mais révèle aussi des trajectoires très différentes selon les côtes : entre stabilisation globale et envolée localisée, les opportunités existent si vous savez où regarder.

Un marché qui tient bon, bien au-dessus de la moyenne nationale

Malgré un marché immobilier globalement plus attentiste, les stations balnéaires françaises conservent leur attrait. En 2025, leurs prix restent en moyenne 50 % plus élevés que dans le reste de l'Hexagone, selon la dernière étude de la FNAIM. Au 1er mai 2025, le prix moyen dans les 517 stations balnéaires recensées s'établit à 4 578 €/m², contre 2 950 €/m² pour la moyenne nationale.

Le prix des logements dans les stations balnéaires a davantage augmenté que sur le reste du territoire (+38 % depuis 2014, contre +22 %), notamment pour les maisons durant la période post-Covid. Après un léger repli en 2023, les prix se stabilisent depuis 2024, affichant une meilleure résistance qu'au niveau national. Ce maintien des prix sur le littoral illustre à la fois la rareté du foncier en bord de mer et la permanence d'une demande soutenue. L'édition 2025 de l'étude FNAIM confirme une forte demande, soutenue par une recherche accrue de qualité de vie et par le phénomène croissant de marché de repli chez les retraités.

Des trajectoires très différentes d'une région à l'autre

Les stations les plus chères se trouvent en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (5 842 €/m²) et Nouvelle-Aquitaine (5 132 €/m²), tandis que la Bretagne (3 483 €/m²) et la Normandie (3 543 €/m²) restent plus accessibles. C'est précisément sur ces écarts que se joue la stratégie d'achat. Sur un an, entre le 1er mai 2024 et le 1er mai 2025, seule la région Bretagne a vu le prix de ses stations balnéaires diminuer (−2,0 %), et seule la région Corse a vu le prix augmenter (+8,0 %).

Les prix de Saint-Jean-Cap-Ferrat (16 642 €/m²), Ramatuelle (15 844 €/m²) et Saint-Tropez (14 774 €/m²) dépassent allègrement ceux de la capitale. À l'opposé, des stations normandes ou bretonnes permettent encore d'accéder au littoral avec un budget raisonnable. La volatilité reste élevée, avec des écarts pouvant aller de −12 % à +16 % selon les localités. Difficile d'évoquer le marché balnéaire comme un bloc homogène : chaque côte obéit à ses propres dynamiques.

Où trouver les meilleures opportunités pour votre projet ?

Pour les acheteurs qui cherchent à optimiser leur budget, certaines régions offrent encore de vraies fenêtres d'entrée. À Argelès-sur-Mer (274 200 €), Fréjus (278 400 €) ou Perros-Guirec (285 200 €), il est encore possible d'acquérir un T3 en dessous de 300 000 €. La Bretagne s'affirme d'ailleurs comme la région la plus accessible, malgré quelques hausses localisées.

Le marché des stations balnéaires attire une clientèle spécifique et fidèle, à commencer par les seniors. L'âge moyen des acheteurs y est de 55 ans, contre 45 ans dans le reste de la France. Les plus de 60 ans représentent 41 % des acquéreurs. Mais ce segment n'est pas réservé aux investisseurs aguerris : avec des taux sur 20 ans autour de 3,31 % à l'échelle nationale, financer un bien en bord de mer reste tout à fait accessible pour les profils bien préparés. La clé est de bien évaluer la faisabilité de son projet en amont, en tenant compte du type de bien, de la station et de l'usage envisagé : résidence principale, secondaire ou locative.

Le marché balnéaire ne se lit pas à la moyenne : il se décode station par station, rue par rue. Avant de se positionner, il convient de comparer les dynamiques locales, d'anticiper sa capacité d'emprunt et de s'entourer de professionnels capables d'accompagner sereinement cette décision patrimoniale.

Frédérique Moles
Par Frédérique Moles, Chef de projet marketing digital
Mis à jour le 08/07/2026 à 10:31
Frédérique a commencé sa carrière en 2011, se spécialisant dans le marketing pour le secteur immobilier. Au fil des années, elle a acquis une solide expérience et des connaissances approfondies dans ce domaine. En 2017, elle a rejoint CAFPI, élargissant son champ d’expertise pour inclure le crédit immobilier et l’assurance emprunteur. Sa contribution significative à ces domaines est démontrée par ses nombreux écrits sur ces sujets sur le site www.cafpi.fr. Actuellement, elle est en charge des activités digitales sur le site CAFPI, où elle continue de faire preuve de son expertise et de son engagement pour rendre accessible le monde parfois complexe du crédit immobilier et de l’assurance emprunteur. > Linkedin
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