Marché immobilier ancien : la reprise ralentit, voici ce que cela change pour les acheteurs

Marc Pilette
Par Marc Pilette - Mis à jour le 06/07/2026
2 min de lecture
Marché immobilier ancien : la reprise ralentit, voici ce que cela change pour les acheteurs

Début 2026, tout semblait bien parti. Les transactions repartaient, les acheteurs revenaient, et la confiance se reconstituait après deux années difficiles. Puis le printemps est arrivé et avec lui, un coup de frein net. Ce ralentissement n'est pas une catastrophe. Pour les acheteurs prêts à agir, il crée même une fenêtre d'opportunité à saisir.

Un essoufflement réel, mais pas un effondrement

Après un début d'année encourageant, le marché des transactions dans l'ancien a connu un net ralentissement dès le mois de mars, pénalisé par un contexte économique et géopolitique incertain qui freine les projets d'acquisition. La Fnaim a confirmé que le marché de l'immobilier dans l'ancien enregistrera une baisse de son volume de transactions à l'issue de 2026, estimée entre 5 et 6 % par rapport à 2025.

Le nombre de ventes de logements anciens est passé de 958 000 à fin février à 941 000 sur douze mois glissants fin avril, soit une perte de 17 000 transactions en deux mois. Cette contraction traduit moins un abandon des projets qu'un report de ceux qui n'avaient pas encore été engagés. La demande recule de 3 % au niveau national sur le premier semestre 2026, mais cette baisse traduit moins l'abandon des projets déjà engagés qu'un coup d'arrêt porté aux nouveaux projets.

Des prix stables : une vraie bonne nouvelle pour les acheteurs

Moins de transactions ne signifie pas une chute des prix. Au premier trimestre 2026, les prix des logements anciens en France sont en hausse de 0,2 %, et quasi stables sur un an à +0,1 % (source : Indices Notaires-INSEE). Les prix progressent de 0,6 % pour les appartements, tandis qu'ils reculent de 0,2 % pour les maisons. Cette quasi-stabilité des prix, combinée à un marché moins concurrentiel, redonne du souffle aux acheteurs.

L'offre de biens à vendre continue de se reconstituer, affichant une progression de 8 %. Davantage de biens disponibles, des délais de vente qui s'allongent, des vendeurs plus ouverts à discuter du prix : voilà un contexte inédit depuis plusieurs années. Entre la légère remontée des taux de crédit, le recul des transactions et un contexte économique plus incertain, les acheteurs retrouvent un pouvoir de négociation inédit.

Quels profils d'acheteurs s'en sortent le mieux ?

Les ménages qui achètent leur première résidence principale occupent désormais une place centrale dans les transactions immobilières : en 2025, leur niveau de financement a même dépassé celui observé avant la crise sanitaire, porté par plusieurs dispositifs de soutien à l'accession et une forte volonté de devenir propriétaire. Les primo-accédants disposent aujourd'hui d'une fenêtre favorable, avec moins de concurrence sur les biens accessibles.

D'autres catégories rencontrent davantage de difficultés : les secundo-accédants, qui souhaitent acheter un nouveau logement après la revente de leur résidence principale, sont pénalisés par la hausse des taux et l'allongement des délais de vente. Pour ces profils, vérifier sa faisabilité de financement en amont reste le réflexe prioritaire. Les taux sur 20 ans s'établissent actuellement autour de 3,11 %, un niveau qui préserve encore un pouvoir d'achat immobilier satisfaisant.

  • Primo-accédants : moins de concurrence, offre en hausse, moment propice pour concrétiser un premier achat.
  • Secundo-accédants : anticiper la vente de son bien actuel pour sécuriser le délai de transition.
  • Investisseurs : l'investissement locatif ne pèse plus que 16 % des transactions, mais les villes à forte demande locative restent attractives pour les profils bien accompagnés.

Un marché qui ralentit reste un marché qui fonctionne. Les biens correctement situés, bien entretenus et performants sur le plan énergétique trouvent plus facilement preneur. À l'inverse, les logements affichant un mauvais DPE, des travaux lourds ou un prix trop ambitieux restent sous pression. C'est précisément dans ce type de contexte que les projets les mieux préparés, dossier de financement solide, simulation actualisée, critères clairs, aboutissent sereinement.

Marc Pilette
Par Marc Pilette, Directeur marketing
Mis à jour le 06/07/2026 à 16:14
Marc a commencé sa carrière en 2007, se spécialisant dans le secteur bancaire et immobilier. Il a travaillé pour de grands groupes comme la Caisse d’Epargne ou Nexity, apportant son expertise sur ces domaines. Depuis 2017 chez CAFPI, Marc est directeur marketing. Il fait des contributions significatives en rédigeant sur des sujets tels que le crédit immobilier et le rachat de crédits. Au-delà d’apporter une expertise, ses écrits ont pour objectif d’aider nos lecteurs à naviguer dans ces domaines complexes. > Linkedin
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