Immobilier 2026 : pourquoi les primo-accédants reprennent-ils l'avantage sur le marché ?
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En six ans, le rapport de force sur le marché immobilier s'est complètement inversé. Ceux qui achètent pour la première fois ne subissent plus le marché : ils le portent. Voici pourquoi 2026 marque un vrai tournant pour les primo-accédants.
Une place retrouvée au cœur du marché
Selon la Banque de France, la part des primo-accédants dans la production de crédits à l'habitat atteint 45 % en avril 2026, contre 44 % en 2025 et seulement 26 % en 2020. Ce bond en six ans illustre à quel point la donne a changé.
Le retour des primo-accédants constitue l'un des faits marquants de ce début d'année. Ils représentent désormais 18,2 % des acquéreurs de maisons, soit +9,6 % sur un an, et 21,1 % des acheteurs d'appartements, en hausse de 6 %, selon les données du réseau Century 21. Un appétit pour la propriété qui ne se dément pas, même dans un contexte de marché globalement plus prudent.
Beaucoup de propriétaires ayant acheté entre 2020 et 2022 bénéficient encore de crédits contractés à des taux proches de 1 %. Revendre aujourd'hui pour acquérir un nouveau logement impliquerait de renoncer à ces conditions et de souscrire un nouvel emprunt à un coût nettement supérieur. Ce blocage des secundo-accédants laisse donc un espace que les primo-accédants occupent pleinement.
Des conditions de financement qui jouent en leur faveur
Le marché du crédit immobilier en France continue de se redresser. Selon la Banque de France, les montants des nouveaux crédits immobiliers ont augmenté de près de 9 % en mars 2026, atteignant 12,6 milliards d'euros. Cette dynamique de crédit profite directement aux primo-accédants, dont les dossiers progressent plus vite que la moyenne.
Cette reprise s'explique par une conjonction de facteurs favorables :
- détente du coût du crédit,
- assouplissement progressif des critères d'octroi par les banques et amélioration des perspectives sur le marché immobilier résidentiel.
Les banques anticipent d'ailleurs une nouvelle hausse nette de la demande de prêts au logement au premier trimestre 2026. À titre indicatif, les taux observés sur 20 ans s'établissent actuellement aux alentours de 3,11 % au niveau national, un niveau qui permet de construire des projets solides.
Des aides renforcées pour aller plus loin
Pour les primo-accédants, les dispositifs d'aide restent accessibles :
- le Prêt à Taux Zéro (PTZ), prolongé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2025,
- l'exonération sur la hausse des droits de mutation et la donation familiale exonérée jusqu'en décembre 2026, à hauteur de 100 000 euros par donateur et 300 000 euros par bénéficiaire pour l'achat d'un logement neuf.
Le PTZ 2026 a par ailleurs été significativement élargi. Prolongé jusqu'au 31 décembre 2027, il bénéficie d'un élargissement notable : les plafonds de ressources ont été revalorisés de 25 %, 468 communes ont été reclassées dans des zones plus favorables, et le dispositif est désormais étendu aux maisons individuelles neuves en zones B2 et C. Un ménage qui se croyait hors des critères d'éligibilité devrait donc vérifier sa situation à nouveau. Le montant du prêt peut couvrir jusqu'à 50 % du coût en zone tendue, avec un plafond d'opération augmenté de 25 %, variant entre 99 000 et 195 000 euros selon la situation géographique et familiale.
Vérifier sa faisabilité sans attendre reste le meilleur réflexe à adopter. Les conditions de crédit sont accessibles, les aides sont en place et les biens disponibles ne manquent pas.
Mis à jour le 02/07/2026 à 18:31