Marché immobilier 2025 vs 2026, une rechute est-elle possible ?
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Après trois années difficiles, le marché immobilier français a retrouvé de la vigueur en 2025. Les transactions ont progressé, les prix se sont stabilisés, et les acheteurs sont revenus. Pourtant, à l'heure où ce bilan positif semble acquis, de nouveaux signaux d'alerte se font entendre pour 2026.
2025 : une reprise solide, portée par les acheteurs et le crédit
Après avoir touché un point bas à 845 000 ventes fin 2024, le marché de l'ancien avait renoué avec la croissance en 2025, portant le volume à 952 000 transactions à fin décembre 2025. C'est une progression de plus de 12 % sur un an, un signal fort après deux années de repli marqué.
Ce sont essentiellement les primo-accédants qui ont donné un nouveau souffle au marché, avec un nombre total d'acheteurs en hausse de 11,3 % selon une étude du site Particulier à Particulier (PAP). Les prêts à taux zéro ont eux aussi joué un rôle déterminant, avec une hausse de 42 % grâce à l'élargissement du dispositif au 1er avril 2025, supprimant les restrictions géographiques pour le neuf et incluant les maisons individuelles. Du côté des prix, les appartements anciens affichent une progression de 1,3 % sur un an en France métropolitaine au 3e trimestre 2025, et les maisons une hausse de 0,2 %.
Quels freins pourraient stopper cette dynamique ?
Entre tensions géopolitiques, retour de l'inflation et remontée des taux, la FNAIM dresse un constat préoccupant, son président Loïc Cantin évoquant même un marché "convalescent au bord de la rechute". Ce qui avait soutenu la reprise, à savoir la stabilité des taux et la confiance des ménages, se trouve aujourd'hui fragilisé par le contexte international.
En deux mois, le marché aurait perdu 17 000 ventes et pourrait approcher le seuil des 900 000 ventes d'ici à la fin de 2026, selon Loïc Cantin. La faiblesse de la demande s'accompagne d'une stagnation de la production de crédits immobiliers, dans un contexte de légère augmentation des taux, passés de 3,05 % en juin 2025 à 3,25 % en mai 2026. Le marché du neuf reste lui aussi sous pression : les mises en chantier accusent un recul de 33 % par rapport à l'avant-crise, et les permis de construire ont reculé de 25 % en 2024 par rapport à 2023.
Rechute ou simple pause : comment avancer sereinement dans ce contexte ?
Pour Loïc Cantin, président de la FNAIM, il s'agit d'un "recul momentané du marché, nous l'espérons", et non d'une récession. Une stabilisation du contexte géopolitique et des taux pourrait permettre au marché de préserver une partie de la reprise observée en 2025. L'enjeu, pour un acheteur ou un investisseur, est donc de ne pas confondre une pause avec un effondrement.
Dans ce contexte de progression modérée des taux, des prix et des revenus, le pouvoir d'achat immobilier se stabilise, après son redressement observé en 2024. C'est précisément dans ces fenêtres de marché, ni en surchauffe ni en crise, que les projets bien préparés trouvent les meilleures conditions. Vérifier la faisabilité de son financement, comparer les offres de crédit, optimiser son apport : ce sont les réflexes qui permettent d'avancer avec méthode, quelle que soit la direction du marché.
Un marché immobilier ne se résume jamais à un seul chiffre ou à une seule tendance. Les disparités restent fortes selon les territoires, les types de biens et les profils d'emprunteurs. Ce que la reprise de 2025 a confirmé, c'est que les projets solides, bien financés, trouvent toujours leur chemin, même quand le contexte hésite.
Mis à jour le 18/06/2026 à 09:31