Travaux dans l'ancien : les nouvelles règles votées qui vont faciliter votre projet immobilier
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Acheter un bien ancien pour le rénover, c'est souvent le meilleur rapport qualité-prix sur le marché immobilier. En 2026, les règles du jeu ont clairement évolué en faveur des acheteurs et des investisseurs qui souhaitent se lancer dans ce type de projet.
Un nouveau cadre fiscal pour rénover l'ancien et investir sereinement
Avec la disparition du dispositif Pinel depuis le 1er janvier 2025, la loi de finances 2026 introduit un nouveau statut du bailleur privé pour l'investissement locatif, aussi appelé dispositif Jeanbrun, pour relancer la construction et la réhabilitation de logements destinés à la location longue durée. Pour les porteurs de projets dans l'ancien, c'est une réelle opportunité à saisir.
Entré en vigueur le 21 février 2026, ce dispositif rompt avec la logique précédente en remplaçant la réduction d'impôt par un amortissement comptable du bien. Le bailleur peut déduire chaque année entre 3,5 % et 5,5 % de 80 % de la valeur du logement, avec un plafond allant de 8 000 à 12 000 euros selon le niveau de loyer pratiqué. Concrètement, un investisseur qui rénove un appartement ancien peut significativement alléger sa fiscalité tout en remettant un logement sur le marché.
Autre rupture majeure : aucun zonage géographique n'est imposé, ce qui ouvre des opportunités dans les villes moyennes où la tension locative s'est considérablement accentuée. Fini la concentration sur les grandes métropoles : le projet peut désormais prendre forme partout en France.
Des conditions d'éligibilité assouplies pour l'immobilier ancien
Le gouvernement va encore plus loin. Le statut du bailleur privé, introduit dans la loi de finances 2026, sera normalement assoupli pour encourager l'investissement dans l'ancien : le seuil de travaux requis passerait de 30 % à 20 % du prix d'achat, le dispositif ne se limiterait plus aux appartements mais s'étendrait aux maisons anciennes, et l'objectif énergétique devient plus accessible, avec une étiquette D visée au lieu de B, sous réserve d'un gain de deux classes minimum. Pour un acheteur qui cible une maison de ville à rénover, ces évolutions changent radicalement la faisabilité du projet.
Les propriétaires pourront continuer à louer leur logement classé F ou G s'ils signent un engagement de rénovation, ce qui pourrait permettre à entre 650 000 et 700 000 logements de rester sur le marché d'ici 2028. Une bouffée d'air pour les propriétaires bailleurs qui souhaitaient remettre à niveau leur patrimoine sans précipitation.
MaPrimeRénov' et DPE : les outils de financement et de valorisation se précisent
Le budget alloué à MaPrimeRénov' pour 2026 s'élève à 3,6 milliards d'euros, avec un objectif d'au moins 120 000 rénovations d'ampleur et 150 000 rénovations par geste financées sur l'année. Cette enveloppe représente un levier concret pour optimiser le financement des travaux en complément d'un crédit immobilier.
Le parcours accompagné s'adresse aux propriétaires occupants ou bailleurs dont le logement est classé E, F ou G. La principale évolution 2026 consiste en l'obligation d'un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov' avant le dépôt du dossier MaPrimeRénov'. Une étape supplémentaire, certes, mais qui sécurise le dossier et permet d'anticiper les aides auxquelles on a droit avant même de signer chez le notaire.
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité dans le DPE est passé de 2,3 à 1,9. Cette modification devrait permettre à près de 850 000 logements de sortir du statut de passoire énergétique sans travaux supplémentaires. Pour un projet portant sur un bien chauffé à l'électricité, il est désormais possible que sa valeur sur le marché soit plus élevée que prévu, sans qu'un seul euro de travaux ne soit engagé.
Rénover dans l'ancien n'a jamais autant rimé avec opportunité. Entre le cadre fiscal renouvelé, les aides à la rénovation énergétique réactivées et un DPE recalibré, les conditions sont réunies pour concrétiser un projet immobilier dans de bonnes conditions. La prochaine étape consiste à évaluer la faisabilité du financement pour avancer sur des bases solides.
Mis à jour le 01/06/2026 à 14:20