A quelques mois du scrutin présidentiel, la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) fait le point sur la politique logement pendant le quinquennat. C’est une bonne occasion pour mettre en avant les souhaits des professionnels pour résoudre la crise du logement en France. Face à de nouveaux modes de vie des Français et à une croissance des prix, la politique du logement doit également prendre en compte leurs attentes.

Les principales mesures du quinquennat en matière de logement

La FNAIM salue le dispositif Denormandie, même s’il n’a pas rencontré le succès voulu. Depuis 2019, ce dispositif octroie une réduction d’impôt aux investisseurs d’un bien immobilier à rénover. Les travaux de rénovation doivent porter sur plus de 25 % du coût total de l’opération.

La Fédération a également apprécié certaines dispositions de la loi ELAN (pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) du 23 novembre 2018. Elle a apporté plusieurs nouveautés en matière de copropriété et de relations bailleurs/locataires.

En revanche, la FNAIM estime que l’encadrement des loyers dans les villes en tension a freiné les intentions des investisseurs immobiliers. Tout comme la création de l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière) en remplacement de l’ISF (impôt sur la fortune). En ciblant exclusivement l'immobilier, le gouvernement a donné un signal fort contre la propriété, vue comme une rente.

La question de la rénovation des logements énergivores

La rénovation des logements a été impactée par plusieurs lois successives. Le succès de MaPrimeRénov’ est une bonne chose et la mesure est d’ailleurs prolongée par la loi de finances pour 2022 pour les logements de plus de 15 ans.

Les lois Énergie et Climat (2019) et Climat et résilience (2021) visent notamment à lutter contre les passoires thermiques. Ainsi, les logements énergivores (avec une étiquette énergie F ou G) sont pointés du doigt par des mesures de plus en plus dissuasives : interdiction d’augmenter le loyer, interdiction de louer le bien faute de travaux, etc.

L’échec de la réforme du DPE (diagnostic de performance énergétique) a conduit à stopper les diagnostics en urgence. Pour la FNAIM, le parc locatif français actuel n’est pas en phase avec les mesures prises pour répondre à l’urgence climatique.

Entre bilan du premier quinquennat et souhaits pour les 5 prochaines années, la FNAIM dresse aussi le bilan des aspirations des Français pour leur logement. Par exemple, la majorité des 18-30 ans rêvent de s’installer dans un milieu périurbain, ce que traduit l’essor des prix immobiliers dans les villes moyennes.

Le point positif que nous pouvons soulever est le maintien des taux immobiliers bas en ce début d’année 2022. C’est encore le bon moment pour concrétiser un projet immobilier !

Maitane Beraza
Par Maitane Beraza le 21/01/2022
Mis à jour le 01/03/2022
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