Gaz +7,4 % au 1er juillet 2026 : l'impact sur le budget des ménages endettés

Marc Pilette
Par Marc Pilette - Mis à jour le 01/07/2026
1 min de lecture
Cuisine d'un appartement avec une cuisinière à gaz et une calculatrice, illustrant l'impact de la hausse du prix du gaz sur le budget des ménages endettés.

Au 1er juillet 2026, le prix repère du gaz naturel augmente de 7,4 % pour la majorité des abonnés résidentiels en France. Pour les ménages qui remboursent déjà plusieurs crédits, cette hausse s'ajoute à des charges fixes qui progressent depuis plusieurs mois, et peut suffire à faire basculer un budget en équilibre précaire.

Une hausse du prix du gaz qui s'ajoute à un contexte déjà tendu 

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a fixé le prix repère de vente du gaz naturel applicable au 1er juillet 2026 en hausse de 7,4 % par rapport au trimestre précédent. Cette augmentation concerne la majorité des abonnés résidentiels en France et intervient dans un contexte où l'inflation générale atteignait déjà 2,4 % en mai 2026 selon l'INSEE, avec des prix de l'énergie en hausse de 16,8 % sur un an. 

Pour les ménages chauffés au gaz, la facture annuelle va mécaniquement progresser. À titre d'ordre de grandeur, pour un foyer qui dépensait 1 200 € par an en gaz, la hausse représente environ 89 € supplémentaires sur l'année, soit plus de 7 € par mois. 

Charges fixes en hausse : un signal à ne pas ignorer pour les ménages endettés 

Pour un ménage qui rembourse déjà plusieurs crédits (immobilier, travaux, véhicule,...), une hausse des charges énergétiques n'est pas un poste anodin. Elle vient réduire ce que l’on appelle le reste à vivre : la somme disponible une fois toutes les charges incompressibles et toutes les mensualités payées. 

Or, le taux d'endettement exprimé en pourcentage du revenu ne suffit pas à mesurer ce risque. Un ménage avec un taux d'effort de 33 % peut tout à fait se retrouver dans une situation fragile si ses charges fixes (loyer ou charges de copropriété, énergie, alimentation) progressent plus vite que ses revenus. 

Quand les charges fixes grimpent : ce que ça change pour un dossier de crédit 

La question posée est simple : le budget disponible après charges et mensualités permet-il encore de faire face aux dépenses courantes sans recourir à du crédit supplémentaire ? 

Selon la situation, plusieurs leviers peuvent être examinés. 

Si les mensualités cumulées des crédits en cours pèsent significativement sur le budget, un rachat de crédits peut, dans certains cas, permettre de réduire leur montant total mensuel, en échange d'un allongement de la durée de remboursement et d'un coût total plus élevé. Ce n'est pas une solution systématique, mais une option que le courtier évalue au cas par cas, en fonction de la structure du budget et du profil de l'emprunteur. 

Pour les ménages dont le taux d'effort dépasse 33-35 %, chaque euro de charge supplémentaire réduit la marge de manœuvre disponible. La hausse du gaz au 1er juillet peut être l'occasion de faire ce bilan. 

Pour estimer l'effet possible sur vos mensualités, utilisez dès maintenant le simulateur de rachat de crédits CAFPI.

Bon à savoir

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. La baisse du montant des mensualités suppose un allongement de la durée de remboursement et une majoration du coût total.

Marc Pilette
Par Marc Pilette, Directeur marketing
Mis à jour le 01/07/2026 à 00:05
Marc a commencé sa carrière en 2007, se spécialisant dans le secteur bancaire et immobilier. Il a travaillé pour de grands groupes comme la Caisse d’Epargne ou Nexity, apportant son expertise sur ces domaines. Depuis 2017 chez CAFPI, Marc est directeur marketing. Il fait des contributions significatives en rédigeant sur des sujets tels que le crédit immobilier et le rachat de crédits. Au-delà d’apporter une expertise, ses écrits ont pour objectif d’aider nos lecteurs à naviguer dans ces domaines complexes. > Linkedin
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